Cadavres d'animaux en forêt de Fontainebleau.
Pas une année ne passe sans que je trouve en bordure de route, ou à peu de distance, des cadavres d'animaux, cerf, biche, sanglier, marcassin, renard, marte, blaireau, écureuil, hérisson etc...
Les animaux libres et sauvages paient un lourd tribu à la circulation automobile, mais également aux maladies qui peuvent les toucher. À ce jour il n'y a pas, à ma connaissance, d'études sérieuses et fiables qui pourraient faire état d'un bilan pour notre forêt de Fontainebleau. Je n'aborde pas ici la destruction des insectes qui doit atteindre des chiffres astronomiques !
Ce bilan s'il devait exister représenterait un long travail de recherche et impliquerait de très nombreuses personnes pour fouiller régulièrement et systématiquement TOUS les bords de route, et de voies ferrées, inconcevable !
Des études existent (voir les liens sur mes précédents billets) mais elles ne donnent qu'un "flash" de la mortalité routière et autoroutière. Savez-vous qu'il existe des patrouilles autoroutières relevant tous les cadavres d'animaux, principalement les oiseaux.
Les résultats chiffrés ne sont ni synthétisés ni largement diffusés, et pour cause, cela ferait froid dans le dos et donnerait peut-être à réfléchir avant de tracer une autoroute en pleine zone forestière.
Les voies ferrées, provoquent elles aussi un grand nombre de chocs avec des animaux.
Il semble qu'il y ait des pics au moment de l'émancipation des jeunes et durant les périodes de rut.
D'après mes trouvailles dans l'ordre d'importance, les hérissons, les sangliers, les renards, biches, martes, cerfs, en fonction de la densité animale et du lieu de franchissement des infrastructures routières.
Beaucoup d'animaux après un choc parcourent des distances assez importantes et vont mourir en pleine forêt, c'est l'occasion pour le naturaliste de faire de "bonnes" observations notamment au niveau des populations d'animaux nécrophages.
Bien entendu il est toujours prudent de prendre quelques mesures de protection individuelle.
Le cas qui nous intéresse aujourd'hui est celui d'une biche ou du moins ce qu'il en reste !
Je ne disposais pas d'écorché de biche, c'est celui d'un cerf qui nous servira.
Les points rouges indiquent les os qui ont été retrouvés, ils étaient disséminés dans un rayon n'excédant pas 8 mètres autour de la place initiale du cadavre matérialisé par une grande quantité de poils.
et voici les os retrouvés in-situ.
Le crane sans pivots, donc biche, assez jeune par rapport à l'usure des dents.
Des vertèbres
Un humérus
Deux radius-cubitus
L'os du bassin
et un fémur
Quelques instants après la mort de l'animal le festin commence !
Les animaux nécrophages vont faire disparaître ce cadavre très rapidement, il ne restera bientôt que quelques morceaux d'os par ci par là, même les os seront "croqués".
Tout sera recyclé.
Les sangliers sont des grands amateurs de charognes, il faut entendre les cris les grognements poussés pour s'approprier tel ou tel morceau.
Le renard n'est pas en reste, mais préfère manger au calme.
Les blaireaux trouvent sur ces lieux une part de leur pitance.
Les insectes nécrophages sont bien entendu au rendez-vous, et seront les proies toutes désignées pour les oiseaux insectivores.
Durant la nidification, plumes et poils seront les bienvenus pour garnir les nids
Ce cadavre à été trouvé en mai 2007, parcelle 143 distance de la route 1 km, aucun indice ne permettait de définir la cause de la mort.
J'ai écris d'autres billets sur ce sujet [ ICI ] [ ICI ] [ ICI ]
À bientôt les amis de photonaturefontainebleau.








